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Petite enfance : lire pour rêver, pas pour apprendre

  • Éditions MAÉ
  • 26 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 26 janv.

Dans la petite enfance, le livre n’est pas encore une histoire à suivre.

C’est un territoire à explorer.


On ouvre, on ferme, on regarde une image, puis une autre. On invente. On s’arrête. On revient. Lire, à cet âge-là, ne consiste pas à écouter un récit du début à la fin, mais à se promener dans un univers.


Lire pour rêver, c’est laisser cette promenade se faire librement.


Petite fille riant avec un livre d'enfant

Le livre comme terrain de jeu


Pour un enfant, un livre n’est pas linéaire.

Il n’y a ni début, ni fin, ni ordre à respecter.

Une image peut suffire.

Un détail.

Un personnage aperçu, puis oublié.


Cette lecture fragmentée n’est pas un défaut. Elle est une forme de rêverie active. L’enfant construit son propre récit, sans narration imposée, sans logique attendue.


Le livre devient alors un espace de jeu immobile.


Rêver sans histoire complète


Contrairement à l’adulte, le jeune enfant n’a pas besoin d’un récit structuré pour rêver.

Il lui suffit d’une atmosphère.


Couleurs, formes, répétitions visuelles nourrissent l’imaginaire. Le sens n’est pas fixé. Il se déplace, se transforme, disparaît parfois. Cette liberté est essentielle : elle permet à l’enfant d’explorer sans cadre.


Lire pour rêver, c’est accepter que le livre ne “serve” à rien de précis.


Laisser le livre ouvert


Dans la petite enfance, lire pour rêver suppose de ne pas diriger.

Ne pas expliquer.

Ne pas commenter.

Ne pas demander ce que l’enfant a compris.


Le livre peut rester ouvert, posé au sol, manipulé quelques secondes. Ce rapport intermittent fait partie de l’expérience. L’enfant revient quand il veut, comme on revient à un jeu.


Le rêve n’obéit pas à l’emploi du temps.



Petit garçon lisant avec un casque de moto

Le papier comme support de l’imaginaire


Le livre papier a une qualité essentielle pour la rêverie : il reste là.

Il ne s’éteint pas.

Il ne change pas.

Il n’impose pas de rythme.


L’enfant peut retrouver la même image, encore et encore. Cette permanence nourrit l’imaginaire. Le livre devient un repère stable, un point d’ancrage dans un quotidien mouvant.


Une autre relation au livre


Lire pour rêver, dans la petite enfance, ne prépare pas directement à lire “mieux”.

Cela prépare à aimer le livre comme espace personnel.


Plus tard, cette relation libre facilitera l’entrée dans la lecture autonome. Le livre ne sera pas perçu comme un outil d’apprentissage, mais comme un lieu familier, déjà habité.


Nos chouchous du moment sont signés chez Gallimard Jeunesse :


Couverture album gallimard jeunesse Ton petit Sommeil

Ton Petit Sommeil - Aurélie Delahaye



Couverture album gallimard jeunesse Ta petite chanson

Ta petite chanson - Aurélie Delahaye




En résumé


Dans la petite enfance, lire pour rêver, c’est laisser le livre devenir un espace ouvert, sans objectif ni direction.

Un lieu où l’imaginaire circule librement, bien avant toute idée d’apprentissage.


Pour prolonger la lecture

  • Avez-vous lu ? Pourquoi lire des histoires dès le plus jeune âge

  • À découvrir également : Le papier et l’attention dès l’enfance

 
 
 

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